Numéro 116: aout 2026

Août, le mois suspendu entre chaleur et attente

 

Août s’avance comme un souffle brûlant, un mois posé au cœur de l’été tel un soleil immobile. Les jours s’étirent encore, mais leur lumière se teinte déjà d’or pâle, comme si la saison elle-même commençait à fatiguer. Pourtant, cette année, rien ne faiblit : la chaleur caniculaire persiste, exceptionnelle, écrasante. Elle vide les rues, ferme les volets, retient les habitants dans la pénombre fraîche de leurs maisons. Codolet semble glisser dans un sommeil étrange, un village figé sous une cloche de chaleur, où même le vent hésite à passer.

La nature ploie sous ce soleil implacable : les vignes se crispent, les jardins implorent l’eau, et l’air brûlant ralentit les gestes. Le village, lui, paraît suspendu, comme paralysé par une torpeur qui dépasse le simple climat. L’effervescence née des promesses électorales, qui avait laissé espérer un réveil, s’est dissipée aussi vite qu’un mirage. L’élan annoncé s’est éteint, laissant derrière lui une impression d’apathie, presque de renoncement.

À cela s’ajoute la disparition de repères qui faisaient battre le cœur de Codolet. Le mois de juillet, autrefois animé, a perdu son éclat. Un 14 juillet sans Triathlon, sans feu d’artifice, sans soirée mousse, sans foodtrucks… Les traditions qui attiraient les habitants des villages voisins se sont évaporées, laissant un vide que la nostalgie ne parvient qu’à souligner. Les souvenirs des fêtes d’avant deviennent des fantômes lumineux, rappelant ce que le village a été, et ce qu’il ne semble plus être.

Et l’absence d’initiatives municipales renforce encore cette impression de glissement silencieux. Quatre mois ont passé depuis l’installation de la nouvelle équipe, mais les promesses de redynamisation restent en suspens. La boîte à idées, présentée comme un symbole de dialogue, demeure muette : aucun retour, aucune suite, aucun signe de vie. Le silence administratif se mêle au silence des rues désertées, créant un double vide, presque palpable.

Août devient alors le miroir d’un village en attente : attente d’air, de fraîcheur, d’élan, de parole. Pourtant, ce mois devrait être celui des rencontres, des fêtes, des soirées qui rassemblent et donnent vie aux communes.

Août, malgré sa lourdeur, porte encore une promesse : celle de la rentrée, du renouveau, d’un souffle à retrouver. Que cette torpeur ne soit qu’un passage, et que la lumière dorée de la fin d’été inspire enfin un réveil collectif, une respiration nouvelle pour Codolet.

Un village ne s’endort que si l’on cesse de le rêver. Puisse septembre rallumer ce rêve.

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Raymond Héraud, codolétien de souche  et de cœur : 97 ans d’histoire et de jeunesse d’esprit

 

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Illustration IA

L’humilité et la mémoire au cœur du village

Le 29 août 1929, Raymond Héraud voyait le jour ici même, à Codolet. Demain, il y fêtera ses 97 ans.

Près d’un siècle d’existence, traversé par les bouleversements de l’Histoire, les transformations de notre société et les évolutions profondes de notre village. Et pourtant, chez Raymond, quelque chose semble avoir résisté au temps : la vivacité de l’esprit, la curiosité et cette façon bien à lui de regarder le monde avec lucidité, parfois avec un brin de malice ou de critique.

Chaque matin, ou presque, le même rituel se répète dans les rues de Codolet. Toujours soigneusement rasé et habillé, Raymond prend le volant de sa Kangoo pour aller chercher son journal et sa baguette.

Une simple habitude ? Pas vraiment.

C’est aussi une manière de sortir, de rencontrer les gens, de saluer les Codolétiens et de conserver ce lien avec la vie du village qui lui est si cher. Depuis la disparition de son épouse Jacqueline, cette routine est devenue encore plus précieuse.

Son chemin le conduit inévitablement vers son terrain de la place Pagnol, véritable petit morceau de son histoire personnelle et professionnelle. où reposent les témoins et souvenirs de sa vie professionnelle

Les années ont certes imposé quelques limites au corps, mais elles n'ont pas entamé la volonté. Si le temps a émoussé certaines capacités physiques, la passion, elle, n’a pas vieilli. L’esprit reste vif, curieux, volontaire. Refusant de renoncer à ses habitudes, on le retrouve encore en train de bricoler, de souder, de faire de la mécanique ou même de grimper à l’échelle pour rejoindre le grenier.

À 97 ans, l'homme refuse de se laisser enfermer dans son âge.

1929 : quand commence une vie qui deviendra mémoire

Le 29 août 1929, tandis que le monde suivait avec fascination le voyage du dirigeable Graf Zeppelin autour du globe et que de violentes émeutes secouaient encore la Palestine sous mandat britannique, un événement beaucoup plus discret se produisait à Codolet.

Dans ce petit village d'environ 340 habitants, naissait Raymond.

Il ne pouvait évidemment pas savoir que cette journée marquerait le début d'une existence qui allait traverser presque tout le XXᵉ siècle et entrer profondément dans le XXIᵉ.

Il ne pouvait pas davantage imaginer qu'il deviendrait, des décennies plus tard, l'un des derniers témoins d'un Codolet aujourd'hui profondément transformé.

Son enfance, son métier, la viticulture, la vie associative et municipale, les amitiés, les joies et les épreuves : tout cela constitue aujourd'hui une part de la mémoire collective du village.

Car lorsque Raymond raconte, ce n'est pas seulement sa propre histoire qu'il fait revivre.

C'est aussi celle de Codolet.

Un homme engagé, mais toujours discret

Raymond n'est pas homme à rechercher les honneurs.

Lorsqu'on l'interroge sur son parcours, il préfère souvent rester discret , ne souhaitant pas s’étendre sur son cheminement de vie, ni tirer la couverture à lui. Sa retenue et son humilité forcent le respect : les hommes de sa trempe préfèrent l’action discrète aux grands discours.

Cette modestie est sans doute l'un des traits qui le caractérisent le mieux.

Pourtant, son parcours mérite d'être rappelé.

Impossible de passer sous silence la trace qu’il laisse dans notre commune. Raymond, c’est l’engagement citoyen d’un ancien conseiller municipal au service de sa collectivité. C’est aussi le travail passionné d’un viticulteur dévoué à la coopérative de Codolet. C’est enfin le symbole d’une fidélité indéfectible envers ses amis, ceux de l'enfance, ceux des années de jeunesse, ceux avec lesquels il a partagé les moments heureux et parfois les épreuves Beaucoup ont disparu, malheureusement, mais Raymond ne les oublie pas, il porte toujours leur mémoire avec affection.

Il garde leurs visages, leurs histoires et leurs souvenirs comme autant de petits morceaux d'un Codolet qui n'existe plus tout à fait, mais qui continue de vivre à travers ceux qui l'ont connu.

Une mémoire vivante pour les générations futures

À 97 ans, Raymond est bien davantage qu'un doyen par son âge.

Il est un témoin.

Un témoin d'une époque où Codolet comptait environ 340 habitants, où les relations entre voisins rythmaient la vie quotidienne, où le travail de la terre occupait une place centrale et où les générations se connaissaient presque toutes.

Son histoire personnelle nous rappelle que la mémoire d'un village ne se trouve pas uniquement dans ses pierres, ses archives ou ses monuments.

Elle vit aussi dans la parole de ses habitants.

Et parfois, il suffit de s'asseoir quelques instants auprès d'un homme comme Raymond pour faire ressurgir tout un monde.

Bon anniversaire, Raymond !

Raymond n'aurait probablement pas souhaité que l'on fasse trop de bruit autour de lui.

C'est justement pour cette raison qu'il nous semblait important de prendre aujourd'hui quelques instants pour lui rendre hommage.

Sans grandes cérémonies, sans artifices.

Simplement avec respect, affection et reconnaissance.

Reconnaissance pour l'homme qu'il est, pour ce qu'il a apporté à Codolet, pour les souvenirs qu'il conserve et pour cette étonnante jeunesse d'esprit qui continue de l'animer.

Raymond, 97 ans demain.

97 années d'une vie qui a commencé à Codolet et qui, à sa manière, raconte aussi un peu l'histoire de notre village.

Alors, tout simplement :

Très joyeux anniversaire, Raymond !

Et surtout, ne change rien : continue à prendre ton journal, ta baguette, ta camionnette… et à garder ce regard curieux et malicieux sur le monde.

Codolet a de la chance de compter encore parmi les siens un homme qui en porte si fidèlement la mémoire.

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Codolet notre village

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Permanences médicales  et para-médicales sur la commune

♦ Centre médico-commercial ( anciennement Maison des  associations):  

         •Dr Triola-Jardy, médecin généraliste. Permanence le mardi sur rendez-vous de   9h30 à12h.            Tel:04.66.89.29.33 ou 09.62.60.80.45

         • Psychologue clinicienne 

♦ Dans le village:

         • Ostéopathe, Mme Fournier Audrey au 4 rue de l'église.    06.70.29.52.18          

         • Aide à la personne: - Prost Christine.   06.62.70.10.91

                                                 - Audrey.  07.45.15.42.71

♦ A domicile et à la Maison de santé de Chusclan:

        •M. Léon Ionut, masseur kinésithérapeute D.E.. Soins à domicile. Kinésithérapie      fonctionnelle  et respiratoire. :  06.26.07.75.14.  

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Date de dernière mise à jour : 31/08/2026

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