Numéro 113: mai 2026

 

 

L’opposition bâillonnée, la démocratie locale bafouée

 

Le mardi 28 avril, le conseil municipal se réunissait en mairie de Codolet. À l’extérieur, une chaleur estivale surprenait cette journée printanière. À l’intérieur, c’est une tout autre atmosphère qui s’imposait : froide, lourde, presque figée. Le silence pesant qui régnait dans la salle contrastait avec l’idée même d’un débat démocratique.

Dès l’installation autour de la table, le ton était donné. Relégués en bout de table, les deux élus d’opposition faisaient face au maire entouré de ses colistiers. Une disposition révélatrice d’un climat peu propice à des échanges équilibrés et constructifs.

La tension monta d’un cran lorsque le chef de file de l’opposition interrogea le maire sur l’absence, dans le compte-rendu précédent, de réponses aux questions qu’il avait posées. L’échange qui suivit fut tendu, stérile, et se conclut par une intervention autoritaire du premier édile, mettant fin au débat sans véritable discussion.

Exclus de toutes les commissions, non conviés aux réunions préparatoires, les élus d’opposition ont alors demandé quel rôle il leur restait au sein du conseil municipal. La réponse du maire – sèche, dédaigneuse, presque jubilatoire – fut sans équivoque : « Vous êtes l’opposition. »

Une phrase lourde de sens, qui en dit long sur l’état d’esprit ambiant. Cette manière de marginaliser l’opposition contredit frontalement l’esprit d’ouverture et de rassemblement affiché dans l’Info trimestrielle distribuée aux habitants. Le décalage entre les intentions proclamées et les actes pose question. Il laisse transparaître un esprit revanchard, nourri par les résultats des dernières élections, et un ego qui semble prendre le pas sur l’intérêt collectif.

Un paradoxe s’impose alors : comment prétendre renforcer la participation citoyenne tout en refusant de tendre la main aux 25 % de Codolétiens représentés par l’opposition ?

La démocratie locale ne se résume pas à la loi du nombre. Elle repose aussi – et surtout – sur la capacité à écouter, à intégrer, à respecter les voix minoritaires. Comme le rappelait Albert Camus : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. »

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Jouons le jeu

 

La municipalité souhaite améliorer la communication au sein de notre commune afin de mieux nous informer et de faciliter les échanges. Elle annonce désormais un rythme trimestriel de diffusion, alors que durant les deux mandats précédents, nous ne recevions qu’une seule fois par an – en janvier – un document récapitulant les réalisations de l’année écoulée. Sur ce point, il faut le reconnaître, la progression est réelle. Mais ne confondons pas information et communication.

Informer, c’est transmettre un contenu. Communiquer, c’est créer un lien.

Et c’est précisément là que se situe l’enjeu.

Information ou communication : deux réalités différentes

L’information se limite à la transmission de faits, de données, de connaissances. Elle circule dans un sens, de l’émetteur vers le récepteur, sans nécessiter de retour. Elle documente, elle instruit, elle explique.

La communication, elle, implique un échange. Elle suppose un émetteur, un récepteur, un message, un canal… et surtout un feedback. Son objectif est plus large : créer du lien, partager une intention, susciter une réaction, convaincre, écouter, comprendre, co‑construire.

Communiquer, c’est accepter que l’autre existe dans le processus. Informer, c’est simplement lui parler.

Une volonté affichée… mais encore à préciser

Que la municipalité exprime le souhait d’améliorer sa communication avec les habitants est une forme d’autocritique qu’il faut saluer. Reconnaître un manque est déjà un premier pas vers le changement.

Reste à savoir comment elle compte s’y prendre.

Quels outils ? Quels espaces d’échange ? Quels moments de dialogue ? Quels dispositifs pour permettre aux Codolétiens de participer réellement à la vie du village ?

Pour l’instant, une première initiative apparaît : la mise en place d’une boîte à idées. C’est un signe encourageant, une ouverture, un geste qui peut devenir un véritable levier de communication… à condition qu’il soit suivi d’écoute, de retours, et d’actions visibles.

L’occasion est belle : jouons le jeu

Si la municipalité souhaite instaurer une dynamique plus participative, alors faisons notre part. Proposons, questionnons, suggérons, partageons. Une boîte à idées n’a de sens que si elle vit, si elle se remplit, si elle devient un lieu d’expression collective.

La balle est dans deux camps : – celui de la municipalité, qui doit transformer l’intention en véritable dialogue, – celui des habitants, qui peuvent saisir cette opportunité pour faire entendre leurs attentes.

La communication n’est pas un exercice solitaire. C’est un mouvement à double sens.

Alors oui, l’occasion est belle. Jouons le jeu.

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La démocratie locale en souffrance à Codolet

 

Une opposition marginalisée : quand 25 % des Codolétiens sont privés de voix

Mal menée, isolée, tenue à l’écart des réunions préparatoires par l’équipe municipale majoritaire, l’opposition codolétienne se retrouve réduite au rôle de simple spectatrice des activités du conseil municipal. Complètement marginalisée, parfois même paralysée dans l’exercice de ses prérogatives, elle subit une mise à distance qui ne relève plus du simple désaccord politique, mais bien d’un mépris manifeste pour la représentation de 25 % de la population.

Ces habitants — eux aussi Codolétiens, eux aussi soucieux du développement de leur village — voient leur voix affaiblie, leurs préoccupations ignorées, leurs élus empêchés d’exercer pleinement le mandat que les urnes leur ont confié. En privant l’opposition des moyens d’agir, c’est une part entière de la communauté que l’on prive d’expression.

Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle pourrait pousser les deux élus minoritaires à envisager la démission. Ce serait une erreur lourde de conséquences.
Car leur présence au conseil municipal est essentielle :

  • pour porter des avis divergents,
  • pour proposer des idées et des projets alternatifs,
  • pour rappeler, séance après séance, que la démocratie locale ne se résume pas à la domination d’une majorité, mais repose aussi sur la pluralité des voix.

Démissionner serait trahir la confiance que les électeurs leur ont accordée. Ce serait, surtout, abandonner ces mêmes électeurs au bon vouloir d’une majorité qui semble confondre victoire électorale et pouvoir sans partage.

Rester, au contraire, c’est résister.

C’est défendre la démocratie locale.

C’est maintenir vivante la possibilité d’un débat.

C’est rappeler que 25 % des Codolétiens ne peuvent être effacés d’un revers de main.

Dans un village, la démocratie n’est jamais acquise : elle se cultive, elle se protège, elle s’exerce. Et elle exige que toutes les voix — même minoritaires — puissent être entendues.

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« Réactiver la démocratie locale : ma contribution citoyenne »

Une démarche citoyenne rendue publique

Dans un souci affiché de mieux faire participer les Codolétiens à la vie communale, la municipalité actuelle a récemment mis en place une boîte à idées. Cet outil de réflexion collective permet à chaque administré de proposer une initiative pour sa commune et de la soumettre à l’appréciation de l’ensemble de la population. Nous ne pouvons que nous en réjouir, d’autant que ce dispositif avait été totalement délaissé durant les deux derniers mandats.

Pour certains, ce changement de paradigme pourrait traduire un tarissement d’idées au sein de l’équipe municipale. Pour d’autres, il représente enfin l’opportunité de participer pleinement à la vie communautaire, de faire entendre sa voix et de contribuer à l’avenir du village. Quelles que soient les interprétations, l’existence de cette boîte à idées ouvre un espace d’expression qui manquait cruellement.

Soucieux de transparence envers les Codolétiens et désireux d’assurer une bonne réception de ma proposition par la municipalité, j’ai choisi de rendre publique ma démarche citoyenne.

C’est dans cet esprit que j’ai déposé une idée visant à soutenir et développer l’activité de notre épicerie “Angel” : l’installation, à proximité immédiate de celle-ci, d’un distributeur automatique de nourriture. Ce dispositif permettrait d’offrir un accès continu à des produits de première nécessité, tout en renforçant l’attractivité et la pérennité de notre commerce local.

Parce que la participation citoyenne ne doit pas être un slogan mais une réalité, je souhaite que cette initiative contribue, modestement mais concrètement, à nourrir la dynamique collective dont Codolet a besoin.

 

Dossier 2: développement économique et commercial

https://coeur-de-codolet.e-monsite.com/pages/-dossier-2-developpement-economique-et-commercial.html

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NOS VIGNES CRIENT AU SECOURS 

 

Sauvons nos vignes

Derrière chaque rang arraché, une histoire disparaît

Dans nos campagnes, un bruit sourd résonne depuis quelques mois. Ce n’est pas celui des vendanges, ni celui des tracteurs en pleine saison. C’est celui, plus discret mais infiniment plus lourd, des vignes que l’on arrache. Rang après rang, ce sont des pans entiers de notre paysage qui s’effacent. Et avec eux, une part de notre mémoire collective.

Car chaque vigne arrachée n’est pas seulement une plante que l’on retire du sol.

C’est un geste qui raconte une époque qui s’achève, un savoir-faire qui vacille, une économie locale qui se fragilise.C’est une famille qui renonce, un métier qui doute, un territoire qui perd un peu de son âme.

La baisse de la consommation de vin, les difficultés économiques, les changements d’habitudes alimentaires et les crises successives ont conduit de nombreux viticulteurs à prendre une décision douloureuse : arracher ce qui, parfois depuis des générations, faisait vivre leur terre et leur identité.

Un patrimoine vivant qui s’effrite

Nos paysages ne sont pas des décors figés. Ils sont le fruit de siècles de travail, de gestes répétés, de saisons traversées. Les vignes ont façonné nos collines, nos chemins, nos villages. Elles ont donné un rythme à la vie locale, une couleur à nos horizons, une fierté à nos habitants.

Quand une parcelle disparaît, ce n’est pas seulement un vide dans le paysage. C’est un vide dans la transmission. Un vide dans la culture.

Un vide dans la vie rurale.

Soutenir ceux qui font vivre nos territoires

Derrière chaque rangée arrachée, il y a des hommes et des femmes qui se battent pour continuer. Des viticulteurs qui cherchent à se réinventer, à diversifier, à tenir bon malgré les incertitudes. Ils ont besoin de reconnaissance, de solidarité, d’accompagnement. Ils ont besoin que l’on comprenne que la vigne n’est pas seulement une production agricole : c’est un pilier de notre identité.

Ne restons pas spectateurs

Nous avons tous un rôle à jouer. En soutenant les producteurs locaux. En valorisant les circuits courts .En défendant nos paysages. En refusant de laisser disparaître ce qui fait la singularité de nos villages.

Les vignes de demain ne repousseront pas seules. Elles ont besoin de volonté, de choix politiques, d’engagement citoyen. Elles ont besoin de nous.

« Les vignes de demain ont besoin de nous »

Parce qu’un territoire qui perd ses vignes perd plus que des ceps. Il perd un récit, une mémoire, une part de lui-même. Préservons ce qui peut l’être. Soutenons ceux qui tiennent encore. Et rappelons-nous que chaque rang arraché est une histoire qui disparaît — mais chaque geste de soutien est une histoire qui peut continuer.

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Evénements à venir
le dimanche 3mai, vente de pognes à domicile de 10h à 13h, organisée par le club taurin "lou Vercan de Codolet"

lundi 4 mai, sortie concert à la Pyramide de Bagnols/cèze, organisée par "les Amis du Rhône"

vendredi 8 mai , 2ème journée taurine , organisée par le club taurin "lou Vercan de Codolet"

 vendredi 8 mai, commémoration  de la victoire du 08 mai 1945. Rassemblement à 9h45 dans la cour de la mairie

 

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Codolet notre village

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Permanences médicales  et para-médicales sur la commune

♦ Centre médico-commercial ( anciennement Maison des  associations):  

         •Dr Triola-Jardy, médecin généraliste. Permanence le mardi sur rendez-vous de   9h30 à 12h.  Tel:04.66.89.29.33 ou 09.62.60.80.45

         • Psychologue clinicienne 

♦ Dans le village:

              • Ostéopathe, Mme Fournier Audrey au 4 rue de l'église.    06.70.29.52.18          

              • Aide à la personne: - Prost Christine.   06.62.70.10.91

                                                 - Audrey.  07.45.15.42.71

 A domicile et à la Maison de santé de Chusclan:

             •M. Léon Ionut, masseur kinésithérapeute D.E.. Soins à domicile. Kinésithérapie fonctionnelle  et respiratoire. :  06.26.07.75.14.  

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Date de dernière mise à jour : 24/05/2026

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